
Depuis le 5 janvier 2026, les établissements primaires et secondaires publics sont paralysés par la grève des enseignants. La tutelle, manifestement impuissante, a décidé d’engager un bras de fer improductif.
Le ministère de l’Éducation nationale a osé une manœuvre visant à donner l’illusion d’une reprise des cours ce 19 janvier. Des images postées sur ses réseaux sociaux, montrant des enfants dans des cours d’école et des salles de classe. Dans le fait, il n’y a pas cours; car les enseignants tiennent mordicus : ils sont en grève jusqu’à la résolution des problèmes qu’ils ont mis en avant.
Pour rappel, les soldats de la craie réclament, entre autres, la régularisation de leurs situations administratives avec effets soldes. Plusieurs parmi eux exercent, parfois dans endroits très reculés du pays, depuis des décennies, avec le statut de stagiaire. Après l’échec des négociations avec la ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclercq la semaine écoulée, qu’est-ce qui peut expliquer la démarche consistant à annoncer la reprise des cours sans les enseignants, si ce n’est un profond de manque de considération pour ceux-ci ? Que dire de l’annonce des inspections pour vérifier les présences au poste des enseignants ? À des revendications légitimes, le gouvernement préfère donc opposer la menace, l’intimidation.
Il y a officiellement un peu plus de 27.000 situations administratives à traiter, en l’occurrence les recrutements, les intégrations, les titularisations et les reclassements. Il serait de bon aloi d’en évacuer la totalité, ou au moins un nombre conséquent qui pourrait permettre aux enseignants de mettre de l’eau dans leur vin, avec la garantie de voir les derniers dossiers traités à une période conclue entre les deux parties.

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