Au Gabon, à la même période de l’année, on observe le sempiternel problème des glissements de terrains. Un phénomène qui n’est pas sans danger au regard des nombreux dégâts qu’il occasionne dans les zones non urbanisées où les populations vivant dans des constructions anarchiques sont les principales victimes.
Dans la nuit du 30 au 31 mars 2025, la pluie torrentielle qui s’est abattue sur la capitale gabonaise, a causé la mort de deux personnes. Une fillette de huit ans a été retrouvée ensevelie sous la boue au quartier PK6 et un jeune homme surpris par les inondations a perdu la vie à Alenakiri dans la commune d’Owendo.
Ces morts tragiques ne sont pas des cas isolés. C’est devenu un phénomène récurrent. Chaque année, durant la grande saison de pluie, lorsque ce ne sont pas des pertes en vie humaine, on constate d’énormes dégâts matériels.
En octobre 2022, sept personnes ont perdu la vie lors d’un éboulement au quartier PK8. Un mois après ce sinistre, les familles des victimes ont obtenu un site de relogement à Bikélé-Nzong. Cet acte fort des autorités avaient été salué par les populations. Cependant, des dizaines de milliers de personnes vivent encore dans ces zones à risques et sont exposées de jour comme de nuit aux drames liés aux phénomènes naturels.
Des actions de prévention et de sensibilisation des autorités devraient se multiplier, afin de trouver des solutions efficaces pour reloger ces populations défavorisées.
Michael Mengoue
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